article_Bridget_Jones_02 (1)

On le sait bien pourtant, et notre meilleure copine nous l’a bien rabâché. « Si vous êtes plus ensemble, c’est qu’il y a une raison ». J’en ai même récemment entendu une très chouette : « Ressortir avec son ex, c’est comme regarder Titanic et espérer qu’à la fin il ne rencontre pas l’iceberg ». Convaincant, non ?

Et pourtant. Pour je ne sais quelle raison, il arrive toujours un moment, dans la vie de célibataire, où on se met à rêvasser à un (ou plusieurs) ex, aux moments où pour une fois il avait été adorable. Et on se dit que finalement, c’est ça qui nous manque, là, tout de suite.

Alors, on oublie les mauvais moments, les heures passées à pleurer au téléphone avec notre copine Marie, où à se dire qu’on savait très bien qu’on ne finirait pas nos jours ensemble.

Et on relit des conversations facebook, de vieux textos qui traînent, qui datent du temps où on avait encore de l’importance pour quelqu’un.

Parce que finalement, ce n’est pas ça un peu, le fond du problème ? Outre les aspects affectifs, voire sexuels (disons-le aussi), ce qui nous manque, c’est ça : se sentir important aux yeux de l’autre. Mais pas n’importe qui, celui qu’on a choisi, qui nous connaît, et avec qui il y a cette complicité qu’on a du mal à retrouver ailleurs.

Parce que oui, ça prend un temps fou pour retrouver ça avec un inconnu. « Mais pour retrouver ça, c’est obligatoire qu’au début ce soit un inconnu ! », me direz-vous. C’est vrai, mais il faut pour ça de la patience, et parfois, même là tout de suite d’ailleurs, on ne s’en sent pas capable.

Alors, les ex, c’est la facilité, ils nous connaissent, on n’a pas besoin de contrôler ce qu’on dit, ils savent même parfois ce à quoi on pense rien qu’en nous regardant (tssss….).

Bref, on sait que même si c’est fini, un jour ils ont aimé notre vraie nature, qu’ils nous ont trouvée jolie (même au réveil) et qu’on n’a pas besoin de faire semblant.

Alors on craque. On renvoie un message insignifiant, juste pour faire un signe. Peut-être aussi pour avoir la preuve que c’est vraiment arrivé, un jour lointain. Et pour inconsciemment nous rappeler qu’effectivement c’est fini, et qu’effectivement, il y avait une raison.

Parce que remettons-nous face à la réalité : il y a peu de chances pour qu’on ait la réponse qu’on attend.

D’ailleurs en attend-on une vraiment ? Si oui, quelle est-elle ?

« ça tombe bien, je pensais justement à toi »

« ça tombe bien, je pensais justement à toi. Comment vas-tu ? »

« ça tombe bien, je pensais justement à toi. Comment vas-tu ? On va prendre un verre ? »

« ça tombe bien, je pensais justement à toi. Comment vas-tu ? Je peux passer chez toi ce soir ? »

Alors… ??

Je ne parle ici que des cas où on a coupé les ponts avec notre ex depuis longtemps. Partant de là, il est difficile qu’il réponde vraiment ce qu’on attend.

Le pire, c’est quand il ne répond pas. Cette grosse claque qui nous ramène à la réalité, qu’il a tourné la page.

Mais nous aussi de toute façon !!

Bon, on a juste eu un petit écart là, car évidemment ce soir, on était en mode Bridget sur notre canapé, nos copines étaient occupées, et Hugh Grant passait à la télé. Bon. En plus, dans moins de 24 heures, on a rencard avec l’inconnu qui devient de moins en moins inconnu, et ce moment d’égarement sera complètement oublié !

Alors on rira de cette folie passagère et puis on effacera son numéro qu’on gardera quand même dans un coin pour la prochaine rediff de Pretty Woman.

Parce qu’en plus, on le sait bien, cette phrase nous en a récemment convaincues :

« Etre célibataire n’est pas une faiblesse, mais une preuve que l’on est assez fort pour attendre ce que l’on mérite vraiment ».

 Partant de cette vérité, on bien le droit à des petites rechutes …

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>