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Tu arrives à la soirée, tu aperçois ce mec qui ressemble au mec de la pub, là. Enfin un mec lambda des années 10’s qui finalement, ressemble à tout le monde : le GBB, grand brun barbu. Tu tournes la tête et la seconde d’après, il est avec une fille, enlacés, bras dessus, bras dessous. Tu te dis qu’ils forment un joli couple et tu décides gentiment d’aller voir ailleurs.

Tu causes, tu papotes, puis voilà qu’il arrive. “La soirée se passe bien ?  -Oui oui.Puis, tu le regardes te dévisager en insistant ta bouche. Il se rapproche, et puis te murmure un compliment à l’oreille. Tu ne peux pas t’empêcher de glousser, sans savoir si c’est rapport au ridicule du mec ou si tu te sens quand même flattée. Tu relèves la tête mais il n’est plus là.

Les minutes passent, et le voilà qui passe sa main sous la veste d’une jolie blonde (qui n’est pas la même que la première).

Elle le regarde comme si c’était celui qui allait exaucer tous ses rêves, glousse encore plus fort que toi il y a 3 minutes et demi, lui prend la main et s’en va avec lui.

Tu es là dans le canapé avec ta vodka tonic essayant tant bien que mal de savoir si tu n’as pas oublié de lire le descriptif de l’événement Facebook qui t’aurait éventuellement indiqué le concept qui semble t’échapper : Tournez Manège ? Le Bachelor ?

Car ce qui est drôle, c’est que ça ne marche qu’autour de lui. Le concept ne s’étale pas aux autres mecs, qui font de vaines tentatives depuis le début de la soirée. Alors que font-ils ? Sont-ils présents pour soutenir les minettes en cas de défaite ? Mais est-ce vraiment une compète ?

 

Et pendant que toutes ces questions te turlupinent au plus au point, re-voilà le Prince de l’amour venant te demander “Tu bois quoi?” et avant même que ton cerveau ait pris en compte sa question, sa bouche se retrouve collée contre la tienne. Suite à quoi, il te sourit l’air tout désolé et te dit qu’il revient dans 10 minutes. Il doit dire au revoir, un langoureux au revoir à la petite métisse à base de caresses dans tous les sens et bisous dans le cou.

 

Un quart de seconde après qu’elle soit partie, et ayant assisisté aux différentes scènes avec une probabilité certaine, la blonde (de la main sous la veste) se jette à son cou et lui roule une grosse pelle. Entre deux séparations de filles, le mec tente tant bien que mal de vérifier si ses invités sans -e s’amusent : “Je profite des filles qui veulent mon corps, mais je suis aussi un mec cool avec mes potes hein.

Le « pauvre » a l’air totalement perdu et dépassé par la situation. Il n’y a même pas d’air satisfait ou fier que l’on pourrait attendre sur son visage. Plutôt du désespoir, de la gêne quand il croise ton regard car il a vu que t’avais vu. La transmission télépathique est limpide : “J’y peux rien, elles sont folles de moi et j’arrive pas à dire non, faible que je suis. C’est pas ma faute!! . Et aussi “Mais je t’aime bien aussi hein, et pour toi aussi c’est quand tu veux ! Mais ce soir, je suis obligé d’en donner à tout le monde ! . Quel honneur.

 

MAIS MERCI, j’ai tellement ri.

 

One thought on “La « facilité » au masculin

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